Et peu importe si l'amendement, estimé à 1,5milliard d'euros par Bercy, sera finalement réécrit et raboté à 315millions, le symbole est là : l'ESS est bien l'un des axes de la stratégie de croissance qu'il convient de ne pas handicaper. C'est 2,4millions de salariés, 10%du PIB, 27%de créations d'emplois sur dix ans contre 7%dans le reste de l'économie. Le secteur n'attendait qu'un ministère pour exploser, estime le quadragénaire qui avale son premier café avant d'enquiller trois rendez-vous dans les <a href="http://www.airmaxtn-nouvelle.com/"><strong>Tn Requin Pas Cher</strong></a> étages du ministère - dont le directeur de la Banque publique d'investissement et l'ex-leader de la CGT Bernard Thibault -, un conseil interministériel sur la parité à Matignon et une visite éclair dans les faubourgs de Rouen. Devant les 135salariés de Hisa, qui reprennent leur bureau d'études en société coopérative et participative (Scop), il enfonce le clou. L'ESS est un ministère économique. A Bercy, il y en a trois : Moscovici, Cahuzac et moi.
Balance. Inventer de nouvelles politiques publiques économiques, voilà à quoi tourne Benot Hamon, passé par toutes les strates du PS depuis vingt ans mais aussi par le secteur privé - une rareté au gouvernement. On ne fait pas que du crédit d'impt et de la TVA, mais aussi des outils de protection, martèle celui qui incarnait jusqu'ici l'aile gauche du parti et dont les camarades <strong>nike air rift red</strong> regrettent la discrétion en ces grandes heures de virage social-démocrate à la tête de l'Etat. J'espère bien qu'il ne va pas se noyer là-bas, soupire la députée du Doubs Barbara Romagnan. Je pense que sa parole manque y compris pour le gouvernement, la gauche et les socialistes. Mais pour Hamon, il est tout simplement trop tt pour s'exprimer. Il veut pour cela attendre de connatre la vraie carte d'identité du gouvernement, faire le solde entre les décisions de gauche et celles de drauche, un mot-valise de sa confection pour désigner les politiques sociales-libérales. Ce qui devrait prendre dix-huit mois selon ses calculs mais les résultats de la grande conférence sociale devraient peser lourd dans la balance.
En attendant, ses détracteurs, comme certains de ses amis, l'accusent de manger chapeau sur chapeau : enterrement du <a href="http://www.ninjaairrift-homme.biz/"><strong>Nike TN</strong></a> récépissé de contrle d'identité, retour de la TVA, 20milliards promis aux entreprises sans contreparties via le Cice, comme autant de marqueurs de drauche. Et si je démissionne, il se passe quoi interroge le ministre, calé au dernier rang d'un monospace de fonction, où son équipe pique un somme sur la route de la Normandie. On est engagés dans la lutte contre la pire crise possible : pas de croissance, chmage qui explose, paupérisation rampante… Si j'accepte d'être dans la bagarre, ce n'est pas pour me défiler au bout de six mois ! Il n'y a pas les gentils socialistes dehors et les méchants socialistes dedans. L'exercice de justification s'étire un choua de trop. La déclamation, je pense que c'est utile, insiste-t-il. Mais je ne vais pas y passer ma vie. Je veux faire avancer mes textes en haut pour que a aille un petit peu <strong>nike air rift 2012</strong> mieux en bas. Un ministre ce n'est pas un mec qui avale les couleuvres, mais qui tente de concilier son socialisme avec l'action.
Tête de veau. Au nom de la crise, qui ne dilue pas mais au contraire bétonne ses convictions, il accepte donc le report de certaines grandes mesures auxquelles il tient comme la réforme du système de santé ou le droit de vote des étrangers : On est ministre, et plus Roger de la motion Truc ! Alors, à son poste, il bosse sur ses deux briques de lego gouvernementales : un projet de loi sur les Scop en avril et un autre sur la consommation. Sa seconde casquette ministérielle n'occupe que 20% de son temps mais lui offre pas mal de marge de manuvre politique. En plus du plaisir de rencontrer le champion du monde de dépeage de tête de veau à Rungis aux alentours de 5heures du matin et de recevoir les <strong>tn pas cher livraison 48h</strong> émissaires du Medef dans son bureau où, entre les dessins d'enfants et les livres de rugby semblant peser cinq kilos, trne une statuette de Simon Bolivar, souvenir de sa récente visite officielle au Venezuela. Pour pouvoir agir directement sur le porte-monnaie des Franais, c'est même lui qui a réclamé le poste à Franois Hollande lors du mini-remaniement postlégislatifs de juin. Dans un seul texte, prévu pour mi-février, il y aura les actions de groupe, ces procédures en justice collectives de consommateurs, qui n'ont pas vu le jour pendant les quinquennats Chirac et Sarkozy sous la pression du patronat, et l'encadrement du crédit revolving pour compléter la loi Lagarde de 2010. Le ministre délégué poursuit les négociations sur la création d'un fichier des détenteurs de crédits - un dispositif crucial pour lutter contre le <a href="http://www.quelqueskkk.com/"><strong>Tn Pas Cher</strong></a> surendettement - et a proposé le découplage des cartes de fidélité et des cartes de crédit dans les magasins. Je ne demande aucune autorisation préalable. J'ai la confiance du président de la République pour y aller alors j'y vais, souligne Hamon, livrant l'une des clés de son parcours ces six derniers mois : son lien avec Hollande.
D'ailleurs, en septembre, quand le débat sur le traité budgétaire européen battait son plein, c'est avec le chef de l'Etat que le futur ex-leader de courant passait ses deals en direct. Au grand dam des piliers de la majorité qu'Hamon tenait à distance lors de l'offensive pour ramener les nonistes dans le rang grace à un bouclier de SMS présidentiels. Il a toujours menacé de les montrer, mais je vous signale qu'on ne les a jamais vus, lache un parlementaire qui a assisté à une sérieuse explication de gravures entre le ministre et le patron du groupe PS, Bruno LeRoux, dans le salon Delacroix du Palais Bourbon, après le vote négatif de 20députés socialistes, dont la plupart hamonistes.
Rocardien. Depuis, Benoit Hamon, qui s'est rangé dans le courant majoritaire du PS, a envoyé quelques notes au Président. Notamment sur le fameux choc de compétitivité pour le mettre en garde contre toute augmentation de la TVA. En vain. Mais comme Cécile Duflot, la ministre écologiste du Logement, avec qui il dne désormais régulièrement, Hamon a la faiblesse de penser que notre espace politique dépasse un peu nos portefeuilles gouvernementaux.
De l'extérieur, on voit bien l'avantage pour le chef de l'Etat. Mais de l'intérieur, celui du ministre est plus aléatoire. Pour l'instant, à la question, est-ce que le hamonisme est soluble dans le hollandisme, la réponse est oui trois fois oui, balance un de ses anciens opposants internes. Benot n'est somme toute qu'un rocardien, persifle un autre dirigeant socialiste, rappelant le passé deuxième gauche de celui qui est devenu ensuite le comparse politique d'Henri Emmanuelli.
L'épisode Florange aurait pu le faire disparatre dans les limbes de la décision gouvernementale, lui qui a suivi la dernière journée de négociations par SMS en direct avec Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et cru quasiment jusqu'au bout que la nationalisation du site sidérurgique pouvait se faire. Il lui a paradoxalement redonné du poil de la bête.
Noir sur blanc. Pas question de laisser le monopole de l'aile gauche au ministre du Redressement productif ou aux patrons de la motion 3 au PS, Emmanuel Maurel, Jérme Guedj et Marie-Nolle Lienemann. Si bien qu'en une semaine, on a vu Hamon-le-ministre défendre le volontarisme politique sur France2 lundi soir et Hamon-le-socialiste reprendre pied au bureau national du parti mardi soir. Où il a ferraillé pour que le recours à la nationalisation soit inscrit noir sur blanc en cas de dédit de Mittal. Le communiqué final fait au bout du compte référence à l'utilisation de tous les outils publics face à l'industriel, une semi-victoire contre le premier secrétaire, Harlem Désir, qui aurait préféré une formulation plus neutre.
Samedi, Hamon, copilote du courant Un monde d'avance, réunissait ses ouailles au Musée social, tout près du siège du PS. Pour défendre l'accord passé à Florange - on n'a pas fermé les hauts fourneaux. On n'a pas fermé la porte et jeté la clé. Il n'y a pas d'impuissance - d'un cté, tout en mettant en garde contre le divorce entre la gauche et sa base électorale qui est la base productive de la France. En préambule, Hamon le ministre qui n'a pas le sentiment d'être funambule avait cité la formule de Lacan : La réalité, c'est quand on se cogne. A laquelle il a ajouté un codicille très personnel : Là, on se cogne grave !
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