samedi 14 mars 2015

Braquage de l'A6 : «Le plus dur commence maintenant avec la cavale»

INTERVIEW - Pour Thierry Colombié, Nike Tn spécialiste du crime organisé, seule une centaine de bandits en France sont capables d'être à l'origine du spectaculaire braquage du fourgon de mercredi, où neuf millions d'euros de bijoux ont été dérobés.
LE FIGARO - Ce braquage porte-t-il selon vous la marque du grand banditisme?
Thierry COLOMBIÉ* - Le braquage de l'A6 requiert une organisation sans failles, réalisée par des professionnels sans aucun doute du grand banditisme. L'objectif, c'est de savoir ce que transporte un fourgon blindé, de le cibler pour «taper au bon moment», comme on dit dans le milieu. Il faut être capable de mobiliser des armes, du matériel, des hommes de main, de déjouer le système de surveillance. Les malfaiteurs du grand banditisme ont pour habitude de réaliser des opérations «zéro risque, zéro défaut», de se donner tous les moyens nécessaires tout en pesant le pour et le contre, Nike Tn Pas Cher en minimisant surtout le risque «années de prison». Ne pas tirer un seul coup de feu, par exemple, leur évite d'être renvoyés devant la Cour d'assises, de prendre 15 ans de prison, et leur permet de minimiser les frais d'avocat.
Braquer, c'est d'abord miser, investir: le coût du braquage de l'A6 se situe entre 50.000 et 100.000 euros. Et voler des bijoux et des œuvres d'art, c'est surtout s'assurer que les objets de valeur vont être revendus sur le champ, à un receleur, si le vol ne correspond pas à une commande bien entendu. Autant d'actions, en amont et en aval du braquage, qui demandent un important savoir-faire. Il existe une autre hypothèse, celle d'une opération commando menée par des militaires, habitués à l'action clandestine, Cheap Jordan Shoes rodés au maniement d'armes et à l'invisibilité des forces de l'ordre. Le braquage.

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