En 2002, un accident sur un chantier Nike
Air Max d'Amiens provoquait la mort d'un jeune en contrat d'insertion. L'ancien maire de la ville, Gilles de Robien, vient d'être condamné dans cette affaire.
L'ancien ministre et maire d'Amiens, Gilles de Robien, a été condamné jeudi par le tribunal de la ville à 10.000 euros d'amende, dont 5000 avec sursis, dans l'affaire de la mort accidentelle d'un jeune sur un chantier d'insertion.
L'accident date de février 2002, lorsqu'un pan de mur de la citadelle d'Amiens s'était effondré sur Hector Loubota, alors âgé de 19 ans, sous l'effet du vent. Le jeune homme, en contrat emploi solidarité, avait été tué sur le coup.
Jugé pour homicide involontaire, l'ancien édile de la ville picarde a reconnu lors du procès qu'il y avait eu «dysfonctionnement au niveau de la mairie», mais qu'il n'avait «pas le sentiment d'avoir commis une faute». En première instance, en 2009, Gilles de Robien avait été relaxé.
Une lettre d'expert proposait une expertise sur le mur
Au Figaro, son avocat, Me Delarue, Requin
Tn affirme que «du point de vue juridique, il s'agit d'une surprise considérable». Il ne comprend pas non plus que le jugement n'ait pas été mis à disposition. «C'est inexplicable. On aurait aimé connaître les raisons de cette condamnation», juge-t-il, avant d'indiquer qu'il avait déjà fait appel. Parmi les pièces du dossier, une lettre destinée à Gilles de Robien par un architecte des monuments historiques proposait d'expertiser l'état des murs de la Citadelle. À l'époque, l'édile n'avait toutefois pas jugé utile de lui répondre.
Me Delarue indique en outre que son client était présent pour entendre la décision du tribunal, Nike Ninja et n'avait pas souhaité réagir.
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